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Deux projets de recherche clinique sur la sclérose systémique, coordonnés par le Pr. Frédéric A. Houssiau et par une équipe de scientifiques issus de toutes les universités du pays, ont été récemment sélectionnés par la Société Royale Belge de Rhumatologie et sont soutenus par l’Association des Patients Sclérodermiques de Belgique, dans le but de mieux structurer la recherche et la prise en charge de la maladie dans notre pays.
Registre National
Parce que la sclérose systémique est une maladie rare, il est important d’enregistrer un maximum de cas suivis en milieu universitaire ou non universitaire, qu’il s’agisse de formes diffuses ou des formes limitées de l’affection (les morphées et autres variantes purement cutanées ne sont pas concernées pour l’instant).
La démarche consiste à regrouper dans une base de données, de manière anonyme, des renseignements cliniques et biologiques ainsi qu’à récolter des échantillons sanguins, en vue d’analyses sérologiques et génétiques ultérieures.
Le but du registre national est de démarrer, avec la cohorte constituée, une étude longitudinale sur l’évolution de la maladie.
Une attention particulière sera notamment consacrée aux cas familiaux.
Les prélèvements sanguins seront étudiés, en fonction de projets spécifiques ultérieurs, en accord avec l’équipe scientifique qui gère le projet.
Ce registre doit encore être soumis pour approbation aux comités d’éthique des hôpitaux.
Les patients qui accepteraient d’y participer devront signer un consentement éclairé, comme pour toute étude clinique.
Traitement standardisé de certaines formes graves de sclérose systémique diffuse
Le traitement des formes graves de sclérose systémique diffuse n’est pas bien codifié.
S’il est évident que le traitement des complications de la maladie s’est considérablement amélioré depuis l’introduction de médicaments tels que les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (utilisés lors des complications rénales), les inhibiteurs de la pompe à protons (prescrits pour lutter contre les symptômes du reflux gastro-oesophagien) ou certains immunosuppresseurs (dans les formes pulmonaires), il n’en reste pas moins que nous ne disposons pas aujourd’hui de traitement indiscutablement efficace pour tenter d’enrayer le cours naturel de la maladie.
Le protocole proposé (intitulé MOST pour mycophenalate mofetil for systemic sclerosis treatment) consiste à administrer à des patients souffrant de formes sévères et débutantes de sclérose systémique diffuse des assauts intraveineux intermittents de corticoïdes et un nouvel immunodépresseur, le mycophenolate mofetil, commercialisé sous le nom de CellCept.
La médication n’est actuellement pas remboursée en Belgique dans cette indication mais sera disponible dans le cadre de ce protocole, qui – lui aussi – doit être soumis aux comités d’éthique des hôpitaux.
Ce protocole permettra non seulement d’évaluer l’efficacité d’une nouvelle modalité thérapeutique, mais aussi de standardiser la prise en charge des scléroses systémiques graves débutantes.
Partenariat
L’Association des Patients Sclérodermiques de Belgique, dans son souci de susciter la recherche sur la maladie, a souhaité soutenir ces deux projets, via une contribution financière versée à la Société Royale Belge de Rhumatologie qui parraine ces initiatives, après les avoir sélectionnées parmi d’autres projets de recherche.
Ce partenariat a été très apprécié par la communauté médicale, lors de la présentation de ces projets en septembre 2002, à Bruxelles, au cours d’une session plénière du 6ème Congrès Belge de Rhumatologie.
Modalités pratiques
Nous ne manquerons pas de vous communiquer, dans une édition ultérieure de notre périodique, les modalités pratiques de participation à ces études cliniques.
Il va de soi que votre médecin sera votre interlocuteur auprès de l’équipe qui pilote le projet et qu’il gardera la responsabilité du suivi et du traitement de votre maladie.
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